Dans l'ensemble de La Traite des Blanches, le troisième volume, Les Marchands de Femmes, est celui qui décrit avec le plus de détails l'activité d'Ovide Trimardon et de son double féminin : la baronne Lischen de Stenberg. Ce livre nous immerge dans l'univers obscur et insoupçonné de la prostitution parisienne des années 1890.
À travers les démarches de la baronne dans les milieux les plus fragiles, auprès d'institutions recueillant des orphelins ou de familles dans l'adversité, comme celle de Raymonde Parigot, on assiste à la traque des rabatteurs de chair fraîche et juvénile au service d'appétits sexuels jamais rassasiés. Avec Les Marchands de Femmes, Jean-Louis Dubut de Laforest explique aussi comment les deux entrepreneurs du trottoir appuient leur vénalité sur une foule d'indicateurs et de détectives dont l'absence de scrupule fait leur fortune.
Le troisième épisode de La Traite des Blanches, mœurs contemporaines évoque la dimension internationale que prend le trafic à son époque et décompose les mécanismes de ce qu'il faut bien appeler un esclavage moderne.
Ainsi, l'œuvre de Jean-Louis Dubut de Laforest accompagne la prise de conscience qui se fait jour, à l'aube du XXe siècle, des ravages de la prostitution.



