On n'écrit rien d'intéressant qui ne soit destiné à une personne particulière. (Hans Laufcan)
Ida Junker présente aujourd'hui une nouvelle édition de L'Ombre des Jours, second recueil poétique de la comtesse Anna de Noailles.
Publié initialement en 1902, il donne une idée de l'esthétique délicate de la poétesse où l'évocation de la nature offre de nombreuses variations sur la relation amoureuse. La « Femme-Mage », telle que la qualifia Marcel Proust, chante les joies vives et claires des voyages et de l'aube naissante, même si, comme le souligne Ida Junker dans sa préface, « L'Ombre des jours apparaît comme une ombre légère, un nuage d'été qui cache le soleil un court instant ».
Le Livre unique, le 15 novembre 2011
Pour la rentrée 2011, les éditions du Livre unique présentent une nouvelle édition critique de La Bonne à tout faire de Jean-Louis Dubut de Laforest établie par Victor Flori.
L'ouvrage écrit en 1886 se déroule dans une famille bourgeoise où le recrutement d'une domestique particulièrement jolie va conduire peu à peu toute la famille au désastre. Le roman offre un précieux témoignage des relations sociales aux débuts de la Troisième République marquées par de profondes inégalités sociales et professionnelles. L'intrigue est construite comme une tragédie où chaque personnage joue un rôle ambigu, ce qui évite toute démonstration édifiante.
L'ensemble n'est pas pour autant dénué d'humour et représente aussi une satire des mœurs de la bourgeoisie triomphante à l'heure des premiers pas du régime républicain que nous connaissons aujourd'hui.
Le travail de Victor Flori présente les deux versions du roman ainsi que son adaptation théâtrale en 1892.
2 septembre 2011
Mise à jour le Dimanche, 25 Septembre 2011 15:00
À l'occasion du treizième printemps des poètes, Victor Flori propose une édition critique du premier ouvrage de Louise Ackermann qu'on surnomma en son temps la "Muse du pessimisme" ou encore "Sapho de l'athéisme". Il s'agit d'un recueil de contes versifiés en deux livres, tous inspirés de littératures anciennes ou étrangères. Publiés initialement en 1855, ils présentent une poésie narrative qui entremêle à l'univers poétique des éléments narratifs. Louise Ackermann offre ainsi un "kaléidoscope des sentiments amoureux" qui envisage la relation amoureuse en multipliant les angles de vue.
Houilles, le 13 mars 2011
Hans Laufcan nous invite à découvrir ses jeunes années poétiques avec notamment des pastiches de Francis Ponge et de Thomas Bernhard qu'il réunit dans ses Erreurs de Jeunesse. Mais son recueil ne se limite pas à ces premières tentatives ; certains textes sont beaucoup plus récents que les témoignages des jeunes années et ont été écrits après les Maximes contemporaines. On voit ainsi dans ses Erreurs de Jeunesse agrémentées de maximes inédites comment il fait évoluer la forme des poèmes en prose, en perpétuelle remise en question.
Mise à jour le Jeudi, 25 Novembre 2010 16:50
En 1907, Renée Vivien a trente ans. Pour la première fois elle publie un livre en utilisant son nom véritable : Pauline Mary Tarn. Chansons pour mon ombre est une anthologie personnelle de ses poèmes dont plusieurs sont remaniés et trouvent ici la forme définitive qu'elle a voulu leur donner. L'édition annotée et préfacée par Victor Flori montre à quel point ce florilège offre une parfaite synthèse de sa démarche poétique. On y retrouve des poèmes parmi les plus fameux : Viviane, Les Emmurés, Les Ébauches, Les Couleurs de la Nuit, Mes Victoires... comme autant de manifestations de sa recherche d'un infini poétique. Renée Vivien disparaîtra deux ans plus tard, d'une anorexie mêlée d'alcoolisme. Elle nous laisse le souvenir d'une éternelle jeunesse, à jamais inassouvie.
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