On n'écrit rien d'intéressant qui ne soit destiné à une personne particulière. (Hans Laufcan)
Avec l'Amuse de l'Amour, il s'agit d'explorer le répertoire fascinant des trésors de la littérature érotique.
Quatrième de couvertureStupre, scandales et perversions dans le Paris interlope de la fin du XIXe…
La Traite des Blanches nous convie au cœur d’un étrange et ancestral commerce : celui de la « chair neuve ». Dans les entrailles du Paris nocturne, se profilent les contours du demi-monde. Pendant que les chahuteuses du Moulin Rouge se déchaînent sur les rythmes endiablés du quadrille, les proxénètes guettent du coin de l’œil les langoureuses parades de leurs recrues. À la croisée des bas-fonds et de la haute société, Madame Barbe-Bleue n’a de cesse que d’assouvir ses voluptueux appétits : sa libido dévorante ne souffre d’aucun tabou…
Ouvrage controversé en son temps, La Traite des Blanches s’attira les foudres des censeurs. Jean-Louis Dubut de Laforest s’emploiera à défendre une œuvre qui, en même temps qu’elle divertit, tend à dénoncer un fléau éminemment contemporain : la prostitution.
L’édition 2009 de La Traite des Blanches a été préfacée et annotée par Charlotte Bruneau et Lucie Laîné.
Le roman de Jean-Louis Dubut de Laforest est dédié à José-Maria de Heredia.
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Quatrième de couvertureLa Traite des Blanches, mœurs contemporaines, se compose de quatre livres : La Traite des Blanches, Madame Barbe-Bleue, Les Marchands de femmes et Trimardon. L’ensemble clôt l’œuvre de Jean-Louis Dubut de Laforest qui décédera quelque temps après sa parution.
La féline Antonia, Madame Barbe-Bleue, donne son nom au second livre où elle évolue dans les méandres parisiens entre les rires, les larmes, entre saturnales et péripéties sentimentales où le désir amoureux est souvent une affaire d’argent.
Madame Barbe-Bleue ne se contente pas d’une intrigue échevelée. Comme les autres romans de Jean-Louis Dubut de Laforest, celui-ci prend toute sa place dans la société où il s’inscrit en dressant un réquisitoire poignant contre l’odieux trafic de la chair humaine. À travers les destins de Zozo Pattes-en-l’Air ou de Fleur-de-Paris, il est aussi révélateur de la condition féminine dans la France de la fin du XIXe siècle où les salaires des ouvrières sont misérables, et où la prépondérance de la dot au moment du mariage transforme l’union amoureuse en un triste calcul d’intérêts financiers.
L’édition 2010 de Madame Barbe-Bleue a été établie par Victor Flori à qui l’on doit aussi celles de Morphine et des Dames de Lamète.
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Quatrième de couvertureLes Marchands de Femmes, troisième livre de La Traite des Blanches, mœurs contemporaines, nous fait plonger dans l’enfer des souteneurs et des proxénètes des années 1890.
Ovide Trimardon et la baronne de Stenberg sont les marchands de femmes. Véritables prédateurs, ils font leur commerce et se nourrissent de la faiblesse des jeunes filles, de la lâcheté et de la cupidité de leurs contemporains. Pour eux, les femmes sont une marchandise que l’on choisit, que l’on échange, les corps sont réduits à des objets passifs que l’on malmène à loisir, à l’image de Raymonde Parigot, violée au début du roman.
Dans l’œuvre de Jean-Louis Dubut de Laforest, l’univers obscur de la prostitution croise celui de la haute bourgeoisie parisienne incarnée par Valentin de Beaugency, la duchesse de Chandor ou encore Antonia Le Corbeiller, Madame Barbe-Bleue, dont les intrigues sentimentales et criminelles se poursuivent : on assiste à l’enlèvement, la claustration puis à l’évasion de sa belle-fille, Ève, dont l’amour pour César Brantôme se heurte à l’avidité de la marâtre.
Le dernier livre de Jean-Louis Dubut de Laforest n’est pas seulement un vibrant réquisitoire contre « l’odieux trafic de la chair neuve », par les intrigues qu’il entremêle, il met aussi en scène toute la difficulté à aimer dans le monde contemporain.
L’édition 2010 des Marchands de Femmes a été établie par Victor Flori à qui on doit aussi celles de Madame Barbe-Bleue et de Morphine.
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Quatrième de couvertureOvide Trimardon est le personnage éponyme du dernier livre de La Traite des Blanches, mœurs contemporaines, où on le voit prêt à toutes les impostures pour alimenter son trafic de chair humaine.
Avec sa dernière grande œuvre, Jean-Louis Dubut de Laforest inscrit sa création romanesque dans la démarche de nombreux intellectuels de son temps : Maud Gonne, Louise Michel, le comte d’Haussonville... pour dénoncer le commerce de la prostitution.
Ainsi, l’auteur à succès des Derniers scandales de Paris donne une dimension engagée au roman feuilleton qui va au-delà du simple divertissement. Les questions sociales qu’il met en scène dépassent même le cadre de la traite des blanches ; elles sont incarnées par des personnages secondaires qui font l’arrière-plan du commerce de la Stenberg et du Trimardon.
Les difficultés que rencontrent Fleur-de-Paris, Paulette Lambard ou même Ève Le Corbeiller personnifient les revendications qui se font jour, à l’orée du XXe siècle, de voir les femmes disposer librement de leur corps mais aussi de leur bien et de leur salaire, dans une société encore misogyne et qui est loin de reconnaître aux femmes la jouissance de tous leurs droits sociaux.
L’édition 2010 des Trimardon a été établie par Victor Flori à qui on doit aussi celles de Madame Barbe-Bleue et des Marchands de Femmes.
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