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A la une Jean-Louis Dubut de Laforest
Jean-Louis Dubut de Laforest
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Jean-Louis Dubut de Laforest est un romancier feuilletoniste né à Saint-Pardoux la Rivière en 1853 et mort en 1902 à Paris. Auteur de plus de 70 romans, on lui doit notamment Le Gaga, Morphine et Les Dames de Lamète.
Article de l'encyclopédie Google Knol
Article Wikipédia
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Jean-Louis Dubut de Laforest
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Les Marchands de Femmes, troisième livre de La Traite des Blanches, mœurs contemporaines, nous fait plonger dans l’enfer des souteneurs et des proxénètes des années 1890.
Ovide Trimardon et la baronne de Stenberg sont les marchands de femmes. Véritables prédateurs, ils font leur commerce et se nourrissent de la faiblesse des jeunes filles, de la lâcheté et de la cupidité de leurs contemporains. Pour eux, les femmes sont une marchandise que l’on choisit, que l’on échange, les corps sont réduits à des objets passifs que l’on malmène à loisir, à l’image de Raymonde Parigot, violée au début du roman.
Dans l’œuvre de Jean-Louis Dubut de Laforest, l’univers obscur de la prostitution croise celui de la haute bourgeoisie parisienne incarnée par Valentin de Beaugency, la duchesse de Chandor ou encore Antonia Le Corbeiller, Madame Barbe-Bleue, dont les intrigues sentimentales et criminelles se poursuivent : on assiste à l’enlèvement, la claustration puis à l’évasion de sa belle-fille, Ève, dont l’amour pour César Brantôme se heurte à l’avidité de la marâtre.
Le dernier livre de Jean-Louis Dubut de Laforest n’est pas seulement un vibrant réquisitoire contre « l’odieux trafic de la chair neuve », par les intrigues qu’il entremêle, il met aussi en scène toute la difficulté à aimer dans le monde contemporain.
L’édition 2010 des Marchands de Femmes a été établie par Victor Flori à qui on doit aussi celles de Madame Barbe-Bleue et de Morphine.
Livre imprimé : 8 € - numérique (pdf) : 7 € - extraits gratuits - premières pages
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Jean-Louis Dubut de Laforest
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La Traite des Blanches, mœurs contemporaines, se compose de quatre livres : La Traite des Blanches, Madame Barbe-Bleue, Les Marchands de femmes et Trimardon. L’ensemble clôt l’œuvre de Jean-Louis Dubut de Laforest qui décédera quelque temps après sa parution.
La féline Antonia, Madame Barbe-Bleue, donne son nom au second livre où elle évolue dans les méandres parisiens entre les rires, les larmes, entre saturnales et péripéties sentimentales où le désir amoureux est souvent une affaire d’argent.
Madame Barbe-Bleue ne se contente pas d’une intrigue échevelée. Comme les autres romans de Jean-Louis Dubut de Laforest, celui-ci prend toute sa place dans la société où il s’inscrit en dressant un réquisitoire poignant contre l’odieux trafic de la chair humaine. À travers les destins de Zozo Pattes-en-l’Air ou de Fleur-de-Paris, il est aussi révélateur de la condition féminine dans la France de la fin du XIXe siècle où les salaires des ouvrières sont misérables, et où la prépondérance de la dot au moment du mariage transforme l’union amoureuse en un triste calcul d’intérêts financiers.
L’édition 2010 de Madame Barbe-Bleue a été établie par Victor Flori à qui l’on doit aussi celles de Morphine et des Dames de Lamète.
Livre imprimé : 8 € - numérique (pdf) : 7 € - extraits gratuits - premières pages
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Jean-Louis Dubut de Laforest
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Stupre, scandales et perversions dans le Paris interlope de la fin du XIXe…
La Traite des Blanches nous convie au cœur d’un étrange et ancestral commerce : celui de la « chair neuve ». Dans les entrailles du Paris nocturne, se profilent les contours du demi-monde. Pendant que les chahuteuses du Moulin Rouge se déchaînent sur les rythmes endiablés du quadrille, les proxénètes guettent du coin de l’œil les langoureuses parades de leurs recrues. À la croisée des bas-fonds et de la haute société, Madame Barbe-Bleue n’a de cesse que d’assouvir ses voluptueux appétits : sa libido dévorante ne souffre d’aucun tabou…
Ouvrage controversé en son temps, La Traite des Blanches s’attira les foudres des censeurs. Jean-Louis Dubut de Laforest s’emploiera à défendre une œuvre qui, en même temps qu’elle divertit, tend à dénoncer un fléau éminemment contemporain : la prostitution.
L’édition 2009 de La Traite des Blanches a été préfacée et annotée par Charlotte Bruneau et Lucie Laîné.
Le roman de Jean-Louis Dubut de Laforest est dédié à José-Maria de Heredia.
Livre imprimé (14 €) - numérique (12 €) : pdf - premières pages - extraits gratuits
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Jean-Louis Dubut de Laforest
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En 1880, Jean-Louis Dubut de Laforest publie son premier roman : Les Dames de Lamète qu’il rééditera en 1892. Dès ce premier livre, il affirme une démarche d’écriture originale qui lui apportera le succès. Publiés le plus souvent sous forme de feuilletons dans les journaux qui prolifèrent à la fin du XIXe siècle, ses romans sont avant tout « populaires » ; ils se caractérisent par une priorité donnée à l’action qui connaît de nombreux rebondissements, coups de théâtre et autres renversements de situation.
Mais l’écriture de Jean-Louis Dubut de Laforest ne se limite pas à une succession d’actions plus ou moins spectaculaires. À l’instar de bien des romanciers de son époque, l’auteur des Dames de Lamète est un écrivain réaliste qui accorde une grande importance aux détails et qui ne laisse pas hors du cadre ce qu’on a l’habitude de cacher.
Ainsi, la lecture de ses romans est avant tout une plongée sans complaisance dans la France de la fin du XIXe siècle où l’on voit se mettre en place les fondements de la société que l’on connaît aujourd’hui.
Après Morphine, Victor Flori nous propose de découvrir le premier roman de Jean-Louis Dubut de Laforest, premier coup de génie d’un des plus grands écrivains du XIXe siècle.
Les Dames de Lamète est dédié à Alcide Dusolier.
À l'occasion de la sortie du premier tome des Dames de Lamète, Charly Sponk a réalisé un clip de lancement du livre d'une durée de deux minutes :
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Jean-Louis Dubut de Laforest
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Les romans de Jean-Louis Dubut de Laforest ne sont pas de simples divertissements. Ils se caractérisent par un univers réaliste d’une précision rarement atteinte, mais surtout par un art « d’agencer les actions », le Muthos pour reprendre l’expression d’Aristote, ce qui donne à ses histoires des allures de tragédie. L’intrigue des Dames de Lamète connaît de nombreuses ramifications qui l’apparentent dans une large mesure à un drame shakespearien où les personnages secondaires occupent par moments une position centrale, comme la comédienne Pauline Télien, deuxième héroïne du roman après Jeanne de Mersay qui incarne à elle seule toute la dimension tragique du roman. À l’instar de Blanche de Montreu dans Morphine, Jeanne de Mersay est une héroïne pure et idéale, victime ici des « clabauderies » et des attaques des dames de Lamète qui apparaissent comme autant de lames pointées vers elle. Les deux romans ont en commun de présenter le destin de personnages féminins écrasés par une société égoïste et implacable que dénoncent les romans de Jean-Louis Dubut de Laforest.
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Jean-Louis Dubut de Laforest
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Dans les années 1870, la France se relève peu à peu des traumatismes engendrés par les deux guerres qu’elle vient de subir : la guerre de 1870 contre la Prusse suivie de la guerre civile liée à l’épisode de la Commune de Paris. Après une trentaine d’années du régime autoritaire de Napoléon III, la tension est grande entre monarchistes et républicains qui doivent mettre en place un nouveau régime politique. L’engagement et la volonté farouche de militants républicains comme Léon Gambetta ou Alcide Dusolier à qui est dédié Les Dames de Lamète permettront à la démocratie de l’emporter avec la IIIe République.
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Jean-Louis Dubut de Laforest
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En 1891, Jean-Louis Dubut de Laforest publie Morphine. Auteur à succès de romans feuilletons dont certains feront scandale, il consacre celui-ci au dérivé de l’opium découvert au début du XIXe siècle et qui tient son nom de Morphée, fils d’Hypnos (le sommeil). La morphine sera d’abord utilisée dans les hôpitaux militaires pendant les guerres qui émaillent la fin du XIXe siècle en raison de ses effets analgésiques qui soulagent les blessés.
Mais beaucoup de soldats vont la populariser à leur retour et très vite elle se répand dans toute la société en raison du sentiment de plaisir immédiat qu’elle procure. Ainsi, les morphinomanes vont devenir les premiers toxicomanes de l’ère industrielle.
À travers les destins de Raymond de Pontaillac et de Blanche de Montreu, l’écrivain aborde avec précision ce moment de l’histoire des drogues. Appuyé sur les recherches scientifiques de l’époque, ce roman aux allures de tragédie est un parfait reflet d’un phénomène social dont on sait aujourd’hui les dangers.
Morphine est dédié par l'auteur à Cesare Lombroso.
livre imprimé (7 €) - numérique (6 €) : pdf - extraits gratuits
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Jean-Louis Dubut de Laforest
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Publiée d’abord sous forme de feuilletons dans les quotidiens qui se multiplient à la fin du XIXe siècle, l’œuvre littéraire réalisée par Jean-Louis Dubut de Laforest de 1882 à 1902 connaîtra un réel succès du vivant de l’auteur : nombreuses rééditions, traductions en langues étrangères...
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