Génie public explore le patrimoine littéraire, grâce à des éditions critiques d'auteurs du domaine public dont les œuvres sont devenues introuvables aujourd'hui. Chaque titre de cette collection est publié avec un appareil critique : préface, annotations et bibliographie.
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En 1880, Jean-Louis Dubut de Laforest publie son premier roman : Les Dames de Lamète qu’il rééditera en 1892. Dès ce premier livre, il affirme une démarche d’écriture originale qui lui apportera le succès. Publiés le plus souvent sous forme de feuilletons dans les journaux qui prolifèrent à la fin du XIXe siècle, ses romans sont avant tout « populaires » ; ils se caractérisent par une priorité donnée à l’action qui connaît de nombreux rebondissements, coups de théâtre et autres renversements de situation.
Mais l’écriture de Jean-Louis Dubut de Laforest ne se limite pas à une succession d’actions plus ou moins spectaculaires. À l’instar de bien des romanciers de son époque, l’auteur des Dames de Lamète est un écrivain réaliste qui accorde une grande importance aux détails et qui ne laisse pas hors du cadre ce qu’on a l’habitude de cacher.
Ainsi, la lecture de ses romans est avant tout une plongée sans complaisance dans la France de la fin du XIXe siècle où l’on voit se mettre en place les fondements de la société que l’on connaît aujourd’hui.
Après Morphine, Victor Flori nous propose de découvrir le premier roman de Jean-Louis Dubut de Laforest, premier coup de génie d’un des plus grands écrivains du XIXe siècle.
Les Dames de Lamète est dédié à Alcide Dusolier.
À l'occasion de la sortie du premier tome des Dames de Lamète, Charly Sponk a réalisé un clip de promotion et de lancement du livre que nous reproduisons ci-dessous.
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1813-1890 : le destin de Louise Ackermann s’inscrit dans l’histoire du XIXe siècle. Après le décès de son mari, Paul Ackermann, en 1846, elle se retire dans son domaine de La Lanterne, sur une colline près de Nice. Elle y écrit une œuvre de maturité composée de contes versifiés, de poèmes... dans laquelle les Pensées d’une solitaire sont une forme d’aboutissement.
Composées de cent quarante-deux réflexions et maximes écrites à partir du journal qu’elle tint de 1849 à 1869, elles furent publiées en 1882, rééditées l’année suivante et en 1903 grâce au travail de Louise Read. L’ouvrage offre une synthèse de la démarche poétique et philosophique de Louise Ackermann où elle apparaît telle que la décrit Barbey D’Aurevilly, « le muscle de gladiateur tendu jusqu’à se rompre contre la Fatalité invincible, contre cet effroyable train des choses qui va passer tout à l’heure et tout anéantir. » Après Morphine de Jean-Louis Dubut de Laforest, Victor Flori nous invite à redécouvrir celle que l’on surnomma la « Muse du pessimisme » dans une édition entièrement nouvelle de ses Pensées accompagnées du Journal de Madame Ackermann qui en constitue la source.
L'édition de Victor Flori a été réalisée pour l'anniversaire de Simone Malifaud, le 10 septembre 2008.
livre imprimé (9 €) - numérique (8 €) : pdf
extraits gratuits
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Dans les années 1870, la France se relève peu à peu des traumatismes engendrés par les deux guerres qu’elle vient de subir : la guerre de 1870 contre la Prusse suivie de la guerre civile liée à l’épisode de la Commune de Paris. Après une trentaine d’années du régime autoritaire de Napoléon III, la tension est grande entre monarchistes et républicains qui doivent mettre en place un nouveau régime politique. L’engagement et la volonté farouche de militants républicains comme Léon Gambetta ou Alcide Dusolier à qui est dédié Les Dames de Lamète permettront à la démocratie de l’emporter avec la IIIe République. La situation politique de la France apparaît de manière très nette dans le premier roman de Jean-Louis Dubut de Laforest où toutes les tendances sont représentées. Mais son roman va au-delà. Il témoigne aussi d’un engagement républicain qui ne fait aucun doute et qui se manifeste dès la dédicace. Les Dames de Lamète apparaît dans une large mesure comme un hommage et un soutien à la cause républicaine.
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Les romans de Jean-Louis Dubut de Laforest ne sont pas de simples divertissements. Ils se caractérisent par un univers réaliste d’une précision rarement atteinte, mais surtout par un art « d’agencer les actions », le Muthos pour reprendre l’expression d’Aristote, ce qui donne à ses histoires des allures de tragédie. L’intrigue des Dames de Lamète connaît de nombreuses ramifications qui l’apparentent dans une large mesure à un drame shakespearien où les personnages secondaires occupent par moments une position centrale, comme la comédienne Pauline Télien, deuxième héroïne du roman après Jeanne de Mersay qui incarne à elle seule toute la dimension tragique du roman. À l’instar de Blanche de Montreu dans Morphine, Jeanne de Mersay est une héroïne pure et idéale, victime ici des « clabauderies » et des attaques des dames de Lamète qui apparaissent comme autant de lames pointées vers elle. Les deux romans ont en commun de présenter le destin de personnages féminins écrasés par une société égoïste et implacable que dénoncent les romans de Jean-Louis Dubut de Laforest.
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En 1891, Jean-Louis Dubut de Laforest publie Morphine. Auteur à succès de romans feuilletons dont certains feront scandale, il consacre celui-ci au dérivé de l’opium découvert au début du XIXe siècle et qui tient son nom de Morphée, fils d’Hypnos (le sommeil). La morphine sera d’abord utilisée dans les hôpitaux militaires pendant les guerres qui émaillent la fin du XIXe siècle en raison de ses effets analgésiques qui soulagent les blessés.
Mais beaucoup de soldats vont la populariser à leur retour et très vite elle se répand dans toute la société en raison du sentiment de plaisir immédiat qu’elle procure. Ainsi, les morphinomanes vont devenir les premiers toxicomanes de l’ère industrielle.
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