On n'écrit rien d'intéressant qui ne soit destiné à une personne particulière. (Hans Laufcan)



2010

Erreurs de Jeunesse de Hans Laufcan

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Erreurs de JeunesseQuatrième de couverture

Elles nous fascinent car les erreurs de jeunesse font le sel de notre existence. Premiers risques, premières expériences, premiers échecs... elles évoquent un temps où tout semblait possible parce que rien ne paraissait interdit.

Elles sont des appels à l’extraordinaire, au fantastique et fondent une mémoire inextinguible, personnelle et secrète. Plus que tous nos autres souvenirs, elles s’accrochent à nos rêves et sont au bout du compte les meilleures guides dans le labyrinthe de notre errance quotidienne.

Les Erreurs de jeunesse de Hans Laufcan rassemblent la plupart de ses poèmes en prose. Certains sont fort anciens, tandis que d’autres ont été écrits avant-hier. Pour l’auteur, « on essaie tous de préserver un espace pour les hésitations, les erreurs, sans quoi nos journées seraient d’un ennui terrifiant. »

Après la série des Maximes contemporaines, Hans Laufcan nous invite à découvrir un autre aspect de son talent avec ce premier recueil de poèmes en prose.

 

Clip de Charly Sponk - Communiqué de presse - Notice biographique

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Chansons pour mon Ombre de Pauline M. Tarn

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Chansons pour mon OmbreQuatrième de couverture

Les Couleurs de la Nuit

Contemple les couleurs des ténèbres... Tes yeux
Sauront, mieux que les miens, interpréter les cieux.

J’ai vu le violet des nuits graves et douces,
Le vert des nuits de paix, la flamme des nuits rousses.

J’ai vu s’épanouir, rose comme une fleur,
La lune qui sourit aux rêves sans douleur.

J’ai vu s’hypnotiser, à des milliers de lieues,
La méditation subtile des nuits bleues.

En écoutant pleurer les hiboux à l’essor
Mystérieux, j’ai vu ruisseler les nuits d’or.

Pauline M. Tarn

Publiée initialement en 1907, l’anthologie personnelle de Pauline Tarn, alias Renée Vivien, présente une admirable synthèse de son écriture poétique, à laquelle Victor Flori nous invite dans une nouvelle édition annotée et préfacée de ses Chansons pour mon Ombre.

 

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Brumes de Fjords de Renée Vivien

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Brumes de Fjords

Quatrième de couverture

 

Brumes de Fjords est le premier recueil de poèmes en prose de Renée Vivien. Publié à l’aube du XXe siècle, en 1902, il incarne le tour symboliste que prend la poésie à ce moment-là dans toute l’Europe. Ondines, fantômes et autres créatures mythologiques habitent la prose poétique de celle qu’on surnomma la Muse aux Violettes. Elle développe ici une écriture de l’invisible et du mystère qui s’oppose au réalisme prosaïque du siècle précédent.

Mais les brumes de Renée Vivien sont aussi l’occasion pour la poétesse d’exprimer sa « protestation existentielle » de femme écrivain. Elles témoignent ainsi de son vaste travail sur notre mémoire culturelle visant à rétablir à leur juste place les grandes figures féminines, historiques ou mythologiques, qui font toute notre humanité.

Après Du Vert au Violet en 2009, Victor Flori nous invite aujourd’hui à goûter les bonheurs de la prose poétique de Renée Vivien dans une nouvelle édition annotée et préfacée de Brumes de Fjords.

 

Ci-dessous un extrait Brumes de Fjords, "Le Cygne noir", interprété par François Salaün pour la collection "La voix du livre".

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Trimardon de Jean-Louis Dubut de Laforest

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TrimardonQuatrième de couverture

Ovide Trimardon est le personnage éponyme du dernier livre de La Traite des Blanches, mœurs contemporaines, où on le voit prêt à toutes les impostures pour alimenter son trafic de chair humaine.

Avec sa dernière grande œuvre, Jean-Louis Dubut de Laforest inscrit sa création romanesque dans la démarche de nombreux intellectuels de son temps : Maud Gonne, Louise Michel, le comte d’Haussonville... pour dénoncer le commerce de la prostitution.

Ainsi, l’auteur à succès des Derniers scandales de Paris donne une dimension engagée au roman feuilleton qui va au-delà du simple divertissement. Les questions sociales qu’il met en scène dépassent même le cadre de la traite des blanches ; elles sont incarnées par des personnages secondaires qui font l’arrière-plan du commerce de la Stenberg et du Trimardon.

Les difficultés que rencontrent Fleur-de-Paris, Paulette Lambard ou même Ève Le Corbeiller personnifient les revendications qui se font jour, à l’orée du XXe siècle, de voir les femmes disposer librement de leur corps mais aussi de leur bien et de leur salaire, dans une société encore misogyne et qui est loin de reconnaître aux femmes la jouissance de tous leurs droits sociaux.

L’édition 2010 des Trimardon a été établie par Victor Flori à qui on doit aussi celles de Madame Barbe-Bleue et des Marchands de Femmes.


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Les Marchans de femmes de Jean-Louis Dubut de Laforest

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Madame Barbe-BleueQuatrième de couverture

Les Marchands de Femmes, troisième livre de La Traite des Blanches, mœurs contemporaines, nous fait plonger dans l’enfer des souteneurs et des proxénètes des années 1890.

Ovide Trimardon et la baronne de Stenberg sont les marchands de femmes. Véritables prédateurs, ils font leur commerce et se nourrissent de la faiblesse des jeunes filles, de la lâcheté et de la cupidité de leurs contemporains. Pour eux, les femmes sont une marchandise que l’on choisit, que l’on échange, les corps sont réduits à des objets passifs que l’on malmène à loisir, à l’image de Raymonde Parigot, violée au début du roman.

Dans l’œuvre de Jean-Louis Dubut de Laforest, l’univers obscur de la prostitution croise celui de la haute bourgeoisie parisienne incarnée par Valentin de Beaugency, la duchesse de Chandor ou encore Antonia Le Corbeiller, Madame Barbe-Bleue, dont les intrigues sentimentales et criminelles se poursuivent : on assiste à l’enlèvement, la claustration puis à l’évasion de sa belle-fille, Ève, dont l’amour pour César Brantôme se heurte à l’avidité de la marâtre.

Le dernier livre de Jean-Louis Dubut de Laforest n’est pas seulement un vibrant réquisitoire contre « l’odieux trafic de la chair neuve », par les intrigues qu’il entremêle, il met aussi en scène toute la difficulté à aimer dans le monde contemporain.

L’édition 2010 des Marchands de Femmes a été établie par Victor Flori à qui on doit aussi celles de Madame Barbe-Bleue et de Morphine.


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