La Traite des Blanches, mœurs contemporaines est le dernier grand projet littéraire de Jean-Louis Dubut de Laforest, romancier de génie de la fin du XIXe siècle.
Sa démarche se veut d’abord réaliste, elle est fondée sur des observations précises du milieu qu’il décrit. Ainsi, l’univers nocturne de la prostitution parisienne apparaît-il avec beaucoup d’acuité dans son roman, notamment à travers le langage des personnages.
Ce réalisme s’accompagne d’un engagement social. La Traite des blanches est aussi un « roman social » qui dénonce « l’odieux trafic de la chair neuve ».
Mais Jean-Louis Dubut de Laforest est avant tout un romancier populaire. Son œuvre paraît d’abord dans la presse et elle s’adresse à un public avide de rebondissements et de sensations. Dans La Traite des Blanches, c’est surtout le personnage d’Antonia Le Corbeiller qui retient l’attention. D’une beauté « sculpturale et majestueuse », elle est une figure éblouissante de la femme fatale dans la lignée de Messaline et de Lady Macbeth. Meutrière, aventurière, sans aucun scrupule, elle ne manque pas de fasciner le lecteur moderne.
L’édition 2009 de La Traite des Blanches a été établie par Charlotte Bruneau et Lucie Laîné, il entame le nouvelle collection érotique du Livre unique : l'Amuse de l'Amour.



